Drupalistic en stand-by

Bonjour à tous,

Parce qu'il m'est matériellement impossible, pour le moment, de m'occuper de Drupalistic, j'ai modifié les droits utilisateurs et rendu le site très peu interactif, essentiellement pour le protéger du spam et parce que je n'ai pas le temps d'assurer le service après-vente sur les commentaires, pourtant fort intéressants, laissés par les visiteurs. Je suis la première à le regretter, et j'espère pouvoir y revenir un peu plus tard, mais à présent que mon métier ne me conduit plus à utiliser Drupal quotidiennement, je manque un peu de courage pour consacrer mes loisirs à une veille digne de ce nom.

J'espère pouvoir la reprendre au moment du prochain DrupalCon ; je dois également prendre une décision sur le guide des modules, car toute la documentation produite il y a deux ans va rapidement devenir obsolète (si elle ne l'est pas déjà) et je doute de pouvoir la mettre à jour moi-même.

Vers Drupal 8 et au-delà

Bonjour !

Puisque c'est en ce moment que se tient la traditionnelle DrupalCon, je glisse un mot sur les dernières informations concernant Drupal 7 et les débuts de Drupal 8.

Dans sa conférence d'ouverture, Dries Buytaert a d'abord fait un bilan des premiers mois d'existence de Drupal 7, se félicitant de la rapidité de son adoption. Il avait fallu 12 mois pour atteindre le chiffre de 100000 sites propulsés par Drupal 6, il n'en a suffi que de 6 pour atteindre le même chiffre avec Drupal 7. Par ailleurs le nombre de contributions, comme celui des contributeurs, augmente lui aussi. Drupal continue sa percée, en particulier dans certains domaines (médias et loisirs, éducation, gouvernement et organisations, technologies...) dont on peut relever qu'ils sont fortement liés à la notion de "réseau", de communauté. Preuve, s'il en était besoin, que la capacité à gérer finement les permissions utilisateurs, et donc de grosses communautés, est bien l'une des caractéristiques et des forces principales de Drupal.

Au-delà des chiffres, Dries s'est félicité que d'importants projets aient été lancés qui mettent en oeuvre les changements majeurs dans l'API de Drupal, citant ainsi Media, Workbench ou Commerce. J'ai déjà eu l'occasion de parler du premier ; le dernier est une solution de e-commerce destinée à remplacer la suite Ubercart qui, en la matière, tient le haut du pavé pour Drupal 6. J'ai joué avec Workbench il y a quelques mois, il était déjà très prometteur. C'est un module qui permet de gérer un processus éditorial complexe, avec des éditeurs qui peuvent gérer la publication des contenus, par section (ou rubrique si vous préférez) du site : en d'autres termes organiser vraiment le travail de modération du contenu. Très intéressant à suivre.

C. Aubry : Drupal 7, concevoir et administrer vos sites web

 

Il y a quelques temps, Christophe Aubry m'a contactée pour me demander d'étudier l'ouvrage qu'il a récemment publié aux éditions ENI : Drupal 7, Concevoir et administrer vos sites web. Voici donc quelques remarques à la lecture de celui-ci, lecture qui, je le précise, n'a pas poussé le zèle jusqu'à exécuter chacun des exercices pour en vérifier la cohérence. 

L'impression générale est positive, l'ouvrage est de bonne facture et remplit son contrat, qui est de donner au lecteur les bases pour construire un site simple avec Drupal.

Vous êtes toujours là ?

Salut tout le monde !

Vous avez peut-être cru que je vous avais abandonnés.

Je ne peux pas complètement vous en vouloir.

Quel modèle économique pour l'écosystème drupalien ?

Bonsoir,

Depuis quelques jours, la communauté anglophone bouillonne d'une controverse sur le modèle économique le plus approprié pour pérenniser l'existence des modules contributifs. Si j'ai bien compris, elle est née de l'annonce d'une intervention de Robert Douglass aux DrupalDevDays de Bruxelles (dans 10 jours), intitulée "Sell your code: Announcing the DroopyAppStore". Quelques unes des pointures de la communauté se sont déjà exprimées sur le sujet, notamment Earl Miles (Monsieur Views, aka MerlinofChaos) ou Morten Birch Heide-jørgensen (qui se fait reconnaître en ligne sous le pseudonyme mortendk, puisqu'il est danois, et dans la vraie vie sous une indéboulonnable casquette beige). Parmi les commentateurs de leurs billets, d'autres noms connus apparaissent, comme celui de Gabor Hojtsy, qui est avec Dries le co-maintainer de Drupal 6. Un hashtag twitter a même été lancé (#drupalappstore). Dries lui-même n'est pas (encore) intervenu directement dans le débat, mais dès qu'il aura été relâché par les kangourous, il dira peut-être un mot ou deux.

le problème

Drupal est un logiciel open-source mis à la disposition de tous sous la licence GPL. Les modules et thèmes offerts par leurs développeurs à la communauté sur le site drupal.org doivent impérativement être placés sous cette même licence. Celle-ci n'interdit pas exactement de vendre le produit qu'elle protège, mais dans les faits, les thèmes et les modules présents sur drupal.org sont gratuits.

De nombreuses sociétés ont développé des thèmes premium, vendus sur leurs propres sites. Pour les modules, beaucoup de développeurs proposent, sur la page "project" du module, des services de personnalisation ou d'aide particulière contre espèces sonnantes et trébuchantes ; on trouve aussi parfois un bouton de don Paypal.

Mais l'utilisation simple d'un module déposé sur drupal.org n'entraîne aucune obligation de rémunérer son créateur. Or il est bien évident qu'un développeur ne vit pas tout-à-fait de code et d'eau fraîche. Parfois, il mange une pizza ou boit de la bière. (oui, un développeur a des goûts bizarres). La situation peut être différente selon que l'individu en question est salarié par une société / institution qui croit en Drupal et finance les heures de travail qu'il y passe, ou bien free-lance responsable de ses propres revenus. Quoi qu'il en soit, le développement d'un module représente un travail parfois considérable, sans parler de sa maintenance.