Le blog de Marie-Hélène Wronecki

Drupalistic en stand-by

Bonjour à tous,

Parce qu'il m'est matériellement impossible, pour le moment, de m'occuper de Drupalistic, j'ai modifié les droits utilisateurs et rendu le site très peu interactif, essentiellement pour le protéger du spam et parce que je n'ai pas le temps d'assurer le service après-vente sur les commentaires, pourtant fort intéressants, laissés par les visiteurs. Je suis la première à le regretter, et j'espère pouvoir y revenir un peu plus tard, mais à présent que mon métier ne me conduit plus à utiliser Drupal quotidiennement, je manque un peu de courage pour consacrer mes loisirs à une veille digne de ce nom.

J'espère pouvoir la reprendre au moment du prochain DrupalCon ; je dois également prendre une décision sur le guide des modules, car toute la documentation produite il y a deux ans va rapidement devenir obsolète (si elle ne l'est pas déjà) et je doute de pouvoir la mettre à jour moi-même.

Vers Drupal 8 et au-delà

Bonjour !

Puisque c'est en ce moment que se tient la traditionnelle DrupalCon, je glisse un mot sur les dernières informations concernant Drupal 7 et les débuts de Drupal 8.

Dans sa conférence d'ouverture, Dries Buytaert a d'abord fait un bilan des premiers mois d'existence de Drupal 7, se félicitant de la rapidité de son adoption. Il avait fallu 12 mois pour atteindre le chiffre de 100000 sites propulsés par Drupal 6, il n'en a suffi que de 6 pour atteindre le même chiffre avec Drupal 7. Par ailleurs le nombre de contributions, comme celui des contributeurs, augmente lui aussi. Drupal continue sa percée, en particulier dans certains domaines (médias et loisirs, éducation, gouvernement et organisations, technologies...) dont on peut relever qu'ils sont fortement liés à la notion de "réseau", de communauté. Preuve, s'il en était besoin, que la capacité à gérer finement les permissions utilisateurs, et donc de grosses communautés, est bien l'une des caractéristiques et des forces principales de Drupal.

Au-delà des chiffres, Dries s'est félicité que d'importants projets aient été lancés qui mettent en oeuvre les changements majeurs dans l'API de Drupal, citant ainsi Media, Workbench ou Commerce. J'ai déjà eu l'occasion de parler du premier ; le dernier est une solution de e-commerce destinée à remplacer la suite Ubercart qui, en la matière, tient le haut du pavé pour Drupal 6. J'ai joué avec Workbench il y a quelques mois, il était déjà très prometteur. C'est un module qui permet de gérer un processus éditorial complexe, avec des éditeurs qui peuvent gérer la publication des contenus, par section (ou rubrique si vous préférez) du site : en d'autres termes organiser vraiment le travail de modération du contenu. Très intéressant à suivre.

C. Aubry : Drupal 7, concevoir et administrer vos sites web

 

Il y a quelques temps, Christophe Aubry m'a contactée pour me demander d'étudier l'ouvrage qu'il a récemment publié aux éditions ENI : Drupal 7, Concevoir et administrer vos sites web. Voici donc quelques remarques à la lecture de celui-ci, lecture qui, je le précise, n'a pas poussé le zèle jusqu'à exécuter chacun des exercices pour en vérifier la cohérence. 

L'impression générale est positive, l'ouvrage est de bonne facture et remplit son contrat, qui est de donner au lecteur les bases pour construire un site simple avec Drupal.

Vous êtes toujours là ?

Salut tout le monde !

Vous avez peut-être cru que je vous avais abandonnés.

Je ne peux pas complètement vous en vouloir.

Quel modèle économique pour l'écosystème drupalien ?

Bonsoir,

Depuis quelques jours, la communauté anglophone bouillonne d'une controverse sur le modèle économique le plus approprié pour pérenniser l'existence des modules contributifs. Si j'ai bien compris, elle est née de l'annonce d'une intervention de Robert Douglass aux DrupalDevDays de Bruxelles (dans 10 jours), intitulée "Sell your code: Announcing the DroopyAppStore". Quelques unes des pointures de la communauté se sont déjà exprimées sur le sujet, notamment Earl Miles (Monsieur Views, aka MerlinofChaos) ou Morten Birch Heide-jørgensen (qui se fait reconnaître en ligne sous le pseudonyme mortendk, puisqu'il est danois, et dans la vraie vie sous une indéboulonnable casquette beige). Parmi les commentateurs de leurs billets, d'autres noms connus apparaissent, comme celui de Gabor Hojtsy, qui est avec Dries le co-maintainer de Drupal 6. Un hashtag twitter a même été lancé (#drupalappstore). Dries lui-même n'est pas (encore) intervenu directement dans le débat, mais dès qu'il aura été relâché par les kangourous, il dira peut-être un mot ou deux.

le problème

Drupal est un logiciel open-source mis à la disposition de tous sous la licence GPL. Les modules et thèmes offerts par leurs développeurs à la communauté sur le site drupal.org doivent impérativement être placés sous cette même licence. Celle-ci n'interdit pas exactement de vendre le produit qu'elle protège, mais dans les faits, les thèmes et les modules présents sur drupal.org sont gratuits.

De nombreuses sociétés ont développé des thèmes premium, vendus sur leurs propres sites. Pour les modules, beaucoup de développeurs proposent, sur la page "project" du module, des services de personnalisation ou d'aide particulière contre espèces sonnantes et trébuchantes ; on trouve aussi parfois un bouton de don Paypal.

Mais l'utilisation simple d'un module déposé sur drupal.org n'entraîne aucune obligation de rémunérer son créateur. Or il est bien évident qu'un développeur ne vit pas tout-à-fait de code et d'eau fraîche. Parfois, il mange une pizza ou boit de la bière. (oui, un développeur a des goûts bizarres). La situation peut être différente selon que l'individu en question est salarié par une société / institution qui croit en Drupal et finance les heures de travail qu'il y passe, ou bien free-lance responsable de ses propres revenus. Quoi qu'il en soit, le développement d'un module représente un travail parfois considérable, sans parler de sa maintenance.

Présentation d'outils open-source pour créer un réseau social

Bonjour,

J'ai mis en ligne ma présentation du Drupal Meet-up du 13 janvier dernier. En nombre de diapositives, elle est assez courte, car l'essentiel était dans la démonstration des outils, pour laquelle j'avais fait des captures d'écran. Elles sont rassemblées sur Flickr, par ordre des noms d'outils (donc pas dans l'ordre de la présentation).

Comme je l'ai expliqué jeudi, le projet initial était de présenter Drupal Commons, mais j'avais souhaité élargir à d'autres distributions Drupal d'une part (et en particulier VoiceBox que j'ai découvert très récemment), et à d'autres applications "de réseau social" d'autre part.

Là, je me suis trouvée un peu coincée par une certaine confusion sur la définition de ce qu'est un "réseau social". L'expression est quelque peu galvaudée aujourd'hui et si elle évoque immédiatement Facebook, on l'emploie aussi bien pour du microblogging (Twitter) que pour des sites de partage de favoris ou des blogs multi-auteurs. De plus, les distributions Drupal qui sont apparues ces derniers mois sont plus proches de plateformes collaboratives de création de contenu que de Facebook, très orienté sur les relations personnelles. D'une certaine façon, Elgg ou BuddyPress mettent en relation des personnes, tandis que les distributions Drupal existantes à ce jour mettent en relation des contenus ; la dimension "communautaire" est toujours affirmée, mais cette communauté n'est jamais conçue comme une fin en soi. Il n'existe pas aujourd'hui de distribution Drupal spécifiquement "réseau social" (bien qu'il y ait tout ce qu'il faut pour cela dans les modules contribués). 

Brèves

Ce soir, deux brèves :

1. Dries Buytaert a proposé sur son blog ses rétrospectives annuelles : celle sur Drupal est ici : http://buytaert.net/drupal-2010-retrospective-and-2011-predictions. Cette année, je ne vous en fais pas d'analyse, juste une synthèse à la hâche :

  • encore une grosse année pour Drupal, dont l'adoption s'accroît, et pour lui-même dans son "évangélisation"
  • un regret : que Drupal 7 n'ait pas pu sortir en 2010, mais une consolation : ne pas avoir sacrifié la qualité
  • deux grandes satisfactions : le succès de la conférence de San Francisco et le lancement de la nouvelle version du site drupal.org

Drupal 7 : ça commence à sentir très bon

màj 19/12. Angela Byron (Webchick) a ouvert une liste de sites utilisant Drupal 7. Un bon moyen pour se faire une idée.

Près d'un an s'est écoulé depuis la sortie de la toute première version de Drupal 7 ; après sept versions alpha et trois beta, la deuxième "Release Candidate" est disponible depuis quelques jours, ce qui laisse présager d'une version 7.0 dans très peu de temps : peut-être pour Noël ? Déjà commencent à s'organiser des "Release Parties" pour le 7 janvier prochain. En parallèle, le travail sur Drupal 8 a déjà commencé, avec la volonté de le sortir plus rapidement que D7 (mais.. reste à voir si les modules suivront un rythme aussi ambitieux).

Je n'avais pas ouvert Drupal 7 depuis quelques mois, j'ai donc passé quelques heures ces derniers jours à jouer avec. L'amélioration qualitative, en termes de stabilité, est évidente. De manière globale, le core tourne, et certaines des fonctionnalités que je regrettais de n'avoir pas trouvé dans les premières versions sont maintenant parfaitement opérationnelles, comme la création de champs sur d'autres objets (on parle maintenant d'entités) que les contenus : les termes de taxonomie, les utilisateurs... Je n'ai pas tout testé, donc je ne garantis pas le "zéro bug", mais franchement, super boulot. On s'habitue très vite au système d'installation en ligne de module ou de thème : ne resterait plus (pour Drupal 8 ?) qu'à ajouter un système de recherche-directement-depuis-l'administration et Drupal n'aurait plus rien à envier à WordPress de ce côté-là.

L'imminence de la sortie de Drupal 7 a motivé les développeurs de modules additionnels, qui s'étaient un peu égarés sous l'effet du retard pris par le core. En témoigne par exemple le module Rules dont les versions D7 marquent bien le phénomène, avec une toute première version en décembre 2009, puis plus rien jusqu'en septembre dernier, et plusieurs versions alpha depuis. J'ai fait le tour des modules les plus utilisés ; il m'est impossible (et il serait fastidieux pour vous) de faire un catalogue exhaustif de tout de qui fonctionne ou plante, je dirais qu'il y a là aussi une très nette accélération. J'ai relevé que souvent, les modules en tant qu'isolats fonctionnent peu ou prou, mais l'intégration avec les autres (et en particulier avec Views) n'est pas achevée.

Projets...

Une fois n'est pas coutume, ce soir je parlerai assez peu de Drupal, modérément de Drupalistic et surtout de moi-même. Pas très longtemps je vous rassure, juste le temps d'expliquer mon relatif silence de ces dernières semaines, sur Twitter en particulier, et mes absences répétées aux derniers événements Drupal (y compris à la présentation Drush par l'ami @juliendubreuil, absence qui m'a désolée moi-même mais vraiment j'ai pas eu le courage).

Certains d'entre vous savent que je travaille depuis plusieurs années dans l'édition web appliquée à la Recherche en sciences humaines et sociales. C'est et ce sera toujours le cas dans les mois qui viennent, mais à temps partiel. Pour diverses raisons, je me suis engagée ces dernières mois dans la préparation du concours qui permet de devenir professeur-documentaliste dans les établissements du second degré (en ce qui me concerne, privés). Les deux épreuves écrites avaient lieu mi-novembre. Autant dire que je n'ai guère chômé depuis ma rentrée !

A présent, s'ouvre la partie (à mon avis) la plus intéressante, avec un stage à temps partiel sur plusieurs semaines, dans le CDI d'un collège. Si vous avez bien suivi, je vais donc jongler entre mon emploi et ce stage (et quelques cours à l'IUFM). En clair je retourne dans la vraie vie, ma présence sur les réseaux sera donc moins régulière.

S'agissant de Drupalistic, rien ne change pour ce qui est du site, puisque je continue de travailler avec et sur Drupal dans le cadre professionnel. D'ailleurs dans quelques jours nous passons en production un site institutionnel sur lequel je travaille depuis l'été. Je continuerai donc à mener une veille, à explorer le monde merveilleux des modules de Drupal (Drupal 7, à nous deux) et à en rendre compte en ces lieux. En revanche ma veille "support" sur les forums sera, elle, vraisemblablement assez ralentie et le compte Twitter moins actif au quotidien.

Donc, je n'abandonne pas Drupal, mais l'enseignement est une vieille aspiration et je sentais le moment venu de tenter quelque chose. L'avenir dira si cette expérience n'aura été qu'un coup d'épée dans l'eau ou un vrai tournant de carrière. Si ça plante, au moins on aura bien rigolé. Et si les petits sixièmes m'embêtent, je les calme en leur donnant trois vues à paramétrer. Promis, je vous raconte ! :-))

Qu'auriez-vous aimé savoir quand vous avez découvert Drupal

Un billet assez court car je n'ai guère le temps de faire plus en ce moment, à propos d'un billet de Heather James sur le blog d'Acquia : 203 people tell What I wish I knew when I started Drupal. Il expose les résultats d'un sondage mené dans la communauté, et plus particulièrement les réponses à la question (ouverte) : "Qu'auriez-vous aimé savoir quand vous avez commencé (avec) Drupal ?" Je vous engage à aller lire ce billet, que je n'ai moi-même parcouru qu'en diagonale, particulièrement si vous êtes impliqué dans la communauté.

En mettant de côté les réponses spécifiquement liées au développement, on note que parmi ce qui revient le plus vient la difficulté à choisir "LE" module kivabien, particulièrement dans les situations où il en existe plusieurs. Drupalistic est né de cette difficulté, qui a été la première question que j'ai posée sur les forums de drupalfr (et j'le prouve). Comme l'indique Heather, la nouvelle mouture de drupal.org devrait être plus facile à utiliser, et c'est d'ailleurs en prévision de ladite nouvelle mouture que, depuis quelques mois, j'ai modifié Drupalistic en mettant moins en avant les présentations individuelles de modules (le bloc "quels modules pour mon site" ou les "constellations").